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Actualités

Parlement européen : Mieux lutter contre la pédophilie
08/02/08 | SPCM

Le monde d’internet est vaste, il ne connaît pas les frontières et offre un anonymat presque total. Pas étonnant donc qu’avec l’explosion du nombre de sites web, les contenus illégaux se soient énormément développés eux-aussi. Aujourd’hui, les députés européens débattent des droits des enfants et ils en aborderont un des aspects les plus effrayants : la pédopornographie. Comment lutter efficacement contre les prédateurs du net ? Les députés ont avancé quelques propositions d’actions.

(pour lire la suite, cliquez si la Source)

L'abbé Borremans reconnu coupable de pédophilie
24/01/08 | JUSTICE

L'abbé Robert Borremans a été reconnu coupable de viol et d'attentat à la pudeur sur personne mineure par le tribunal correctionnel de Bruxelles ce mardi matin. Il écope de cinq années de prison(dont un sursis pour ce qui dépasse deux ans) pour avoir abusé sexuellement de son filleul pendant 7 ans, entre 1994 et 2001.

La victime était âgée de 11 ans au moment des premiers abus. Les parents de l'enfant ont rencontré Robert Borremans à des cours de théologie et il est entré dans une unité de scoutisme dirigée par un ami du prévenu. Dénoncé par la victime dont il était devenu le filleul, l'abbé Borremans avait reconnu qu'il avait entretenu une relation homosexuelle avec le plaignant, mais lorsqu'il avait atteint sa majorité. Le tribunal ne l'a pas suivi et a déclaré toutes les préventions établies. Le procureur du roi avait requis l'arrestation immédiate du prêtre mais le tribunal ne l'a pas ordonnée.

Suivant le jugement, le prête devra suivre une thérapie et ne pourra côtoyer les mineurs d'âge, dans le cadre professionnel comme dans le cadre privé. Il est est par ailleurs déchu de ses droits civils et politiques. L'abbé Borremans pourrait faire appel de cette décision.

Robert Borremans avait dirigé la chorale lors du mariage princier de Philippe et Mathilde. À l'époque déjà son nom apparaissait dans une autre affaire de pédophilie. Sa présence sur les chaines de télévision lors du mariage princier avait fait grand bruit.

Les Nations Unies se penchent sur la gouvernance de l’internet
12/11/07 | lagefi.com

Au menu: protection de l’enfance et lutte contre la cybercriminalité.


L’ONU tient à Rio de Janeiro à partir d’aujourd’hui son second Forum sur la gouvernance de l’internet avec à l’ordre du jour la protection de l’enfance contre la pédophilie et la lutte contre la cybercriminalité. Quelque 2000 participants de plus de 100 pays sont attendus du 12 au 15 novembre pour discuter également de l’accès à l’internet des cinq milliards de personnes n’ayant pas accès au réseau, en particulier dans les pays en développement.

Réunion à Rio du Forum de l'ONU sur la gouvernance de l'internet
11/11/07 | AFP

RIO DE JANEIRO (AFP) — L'ONU tient à Rio de Janeiro à partir de lundi son second Forum sur la gouvernance de l'internet avec à l'ordre du jour la protection de l'enfance contre la pédophilie et la lutte contre la cybercriminalité.

Quelque 2.000 participants de plus de 100 pays sont attendus du 12 au 15 novembre pour discuter également de l'accès à l'internet dont cinq milliards d'hommes et de femmes personnes sont encore privés, en particulier dans les pays en développement.

Sans pouvoir de décision, le Forum de l'ONU sur la gouvernance de l'internet (FGI) a été créé à l'occasion du Sommet mondial sur la société de l'information à Tunis en 2005 pour offrir un cadre de discussion aux représentants des gouvernements, du secteur privé, d'organisations non gouvernementales, de la communauté de l'internet et des médias.

La question de la protection de l'enfance "est un thème de préoccupation générale" a expliqué à l'AFP Markus Kummer, coordinateur exécutif du FGI.

"On peut faire beaucoup dans ce domaine si on a une excellente coopération", a-t-il souligné.

Ce thème a été notamment soulevé, lors de la préparation de la réunion de Rio, par le Conseil de l'Europe, qui souhaite que l'accès à la pornographie enfantine sur l'internet et l'approche d'enfants en vue de relations sexuelles soient considérés comme des crimes.

De récents témoignages devant le Congrès américain ont donné l'occasion de de mesurer l'ampleur du phénomène. Selon un agent spécial du bureau d'enquêtes criminelles du ministère américain de la Justice, l'internet a permis aux pédophiles de former un cercle regroupant "peut-être des millions de personnes dans le monde".

En juin dernier, la police britannique avait démantelé un réseau pédophile sur l'internet au cours d'une opération qui avait permis de sauver 31 enfants et de repérer quelque 700 suspects dans le monde.

Outre la protection des enfants, la réunion de Rio devrait aborder de manière plus générale la question de l'applicabilité à l'internet de diverses conventions internationales sur la cybercriminalité, la protection des données personnelles, la lutte contra la traite des êtres humains et la prévention du terrorisme.

Le Forum intervient alors que la Commission européenne a proposé cette semaine de renforcer l'arsenal anti-terroriste de l'UE en sanctionnant pénalement l'utilisation de l'internet pour la propagande terroriste.

"L'internet sert à inspirer et mobiliser des réseaux et des individus. Il est utilisé également comme une source d'informations sur les méthodes terroristes, fonctionnant ainsi comme un +camp d'entraînement virtuel+", a constaté la Commission.

Le FGI devrait également permettre de mesurer l'opposition au rôle dominant des Etats-Unis dans l'internet via l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme américain chargé par les Etats-Unis de la gestion des noms, adresses et numéros sur le réseau mondial. En 2005, l'Union européenne avait suggéré la création d'un organisme intergouvernemental pour contrôler l'ICANN.

Mais nombre d'acteurs de l'internet craignent que le transfert de la responsabilité de la gestion de l'internet à d'autres pays rende le réseau vulnérable à la censure, alors que des pays comme la Chine ou la Birmanie sont intervenus récemment pour limiter l'accès des internautes pour des raisons politiques.

«Contrôler le contenu de YouTube? Très cher»
10/11/07 | letemps.ch

TUERIE. Le site internet aurait-il pu repérer le film de l'auteur de la tuerie en Finlande?

Etienne Dubuis
Samedi 10 novembre 2007

Le massacre survenu mercredi dans un collège finlandais avait été annoncé par son auteur sur le site internet YouTube, la très célèbre plate-forme d'hébergement de vidéos. Avant de commettre son crime, Pekka-Eric Auvinen (18 ans) s'y était affiché un pistolet à la main et s'y était présenté comme un «sélectionneur naturel». Il avait même donné le jour et l'endroit du forfait: le 7 novembre 2007, à la Jokela High School. Et pourtant, il ne s'est trouvé personne pour empêcher le crime. Interview de Pascal Seeger, expert en criminalité auprès de la société d'ingénierie informatique Practeo SA.

Le Temps: Comment expliquer que personne n'ait réagi à cette vidéo?

Pascal Seeger: YouTube est un monde immense où circulent des dizaines de milliers de vidéos [ndlr: sept heures de contenu y sont postées chaque minute]. Il faudrait déployer de gros moyens pour contrôler l'ensemble de son contenu, dont bon nombre de films que personne ne regarde. Et puis, même si cette vidéo a été vue par quelqu'un, elle pouvait très bien passer pour une mauvaise farce.

- De tels films devraient-ils être censurés?

- Non. Je ne pense pas. Nous n'avons pas affaire ici à un appel à la violence mais à l'annonce d'un crime. Le massacre n'a pas été commis à cause de cette vidéo. Et, à l'inverse, il y avait une toute petite chance pour que ce film parvienne à prévenir le drame. La même question se pose dans le domaine de la pédophilie. Certains considèrent qu'Internet favorise ce type de crimes. Mais Internet contribue tout autant à identifier des pédophiles et donc à empêcher des drames.

- YouTube pourrait-il repérer ce genre de films dans la masse et s'en servir pour alerter la police?

- Je remarque que YouTube est parvenu à mettre en place un système capable de détecter les films soumis au droit d'auteur. J'imagine qu'il ne doit pas être beaucoup plus difficile de sélectionner les films en fonction d'autres paramètres, telle la présence d'armes. Des programmes de traitement d'images permettent d'identifier ces objets à partir de leur forme et de donner l'alarme. Derrière, des employés du site pourraient visualiser les vidéos litigieuses et en tirer des conclusions. Mais, bien sûr, tout cela demande beaucoup d'argent. YouTube avait de bonnes raisons d'en investir pour se prémunir de la colère des majors du cinéma. Mais qui serait prêt à payer de grosses sommes pour prévenir une poignée d'actes criminels?

Interpol renouvellera l'opération «Vico»
09/11/07 | letemps.ch

CRIMINALITE. Réunie en assemblée générale à Marrakech, l'organisation a entériné le recours à l'appel à témoins planétaire pour traquer les pédophiles. Retour sur une méthode jusque-là destinée à retrouver les enfants enlevés.



Caroline Stevan
Mercredi 7 novembre 2007



Wanted. Le temps des gueules de criminels placardées sur les murs des cités est de retour; Interpol a décidé d'entériner le recours à l'appel à témoins pour traquer les pédophiles. En octobre dernier, la méthode avait permis l'arrestation de «Vico», un Canadien suspecté d'avoir abusé de dizaines d'enfants entre le Vietnam et le Cambodge, d'où le nom donné à l'opération.

«Nous devons essayer d'avoir toujours un coup d'avance sur les criminels», a souligné lundi Jackie Selebi, président de la plus grande organisation policière du monde réunie cette semaine en assemblée générale à Marrakech. En substance, puisque les truands profitent des nouvelles technologies et de l'échelle planétaire pour commettre leurs méfaits, les forces de l'ordre doivent en user pour mieux les pourchasser.

Pour le grand patron d'Interpol, l'opération «Vico» constitue «un message clair à tous les criminels internationaux pour leur dire: où que vous vous cachiez, sachez que les 186 pays membres d'Interpol, les ressources combinées de l'organisation, son expertise et sa technologie chercheront à vous identifier, vous localiser et vous arrêter». L'abuseur canadien, ainsi, a été retrouvé grâce à une photo diffusée dans le monde entier, un portrait reconstitué à partir de clichés pédophiles circulant sur Internet depuis plusieurs années. Quelque 350 témoignages ont été récoltés en moins de quinze jours, dont celui d'une victime.

Le procédé, qui pourrait être étendu à d'autres formes de criminalité, s'inspire largement de l'«alerte enlèvement» ou «méthode Amber», utilisée aux Etats-Unis, en France ou encore en Grèce pour retrouver un enfant disparu. S'appuyant sur le fait que tout se joue dans les premières heures suivant l'enlèvement, la police diffuse une signalisation ou une image de la victime le plus rapidement et le plus largement possible. Radios, télévisions, journaux, Internet, panneaux autoroutiers, affiches dans les gares... des supports variés sont mis à contribution.

En France, un certain nombre de critères sont requis pour que le procureur puisse déclencher l'alerte: la victime doit être mineure, sa vie ou son intégrité physique doivent être menacées, l'enlèvement doit être avéré. Un minimum d'informations sont donc nécessaires afin de savoir si la recherche est légitime et sur quelle piste la lancer. Elles permettent également de trier les témoignages reçus en les confrontant avec un indice qui n'aura pas été livré au public.

«Au final, l'alerte enlèvement n'est déclenchée que très rarement, note Géraldine Bouhedja, coordinatrice de la plate-forme téléphonique SOS Enfants disparus. Il faut extrêmement bien cadrer les choses car il y a toujours un risque que le kidnappeur panique et commette un acte désespéré.» Une réserve également émise par certains membres d'Interpol, craignant notamment le lynchage ou le suicide du pédophile traqué. Sans compter le risque de stigmatiser un sosie.

«Il faut des opérations coup-de-poing de temps à autre, des rappels publics et stridents, argue Philip D. Jaffé, spécialiste en psychologie légale. Cette pédagogie de l'éclat peut permettre de freiner des pédophiles naissants, mais elle ne doit pas supplanter un travail de prévention, une étude en profondeur des mécanismes qui conduisent à la pédophilie. Il est important que ces personnes sachent qu'elles peuvent être soignées.» Et si le matraquage du message peut effrayer certains criminels, il peut aussi rendre les autres plus méfiants et plus habiles.

Philip D. Jaffé met encore en garde contre le «populisme» de la démarche: «Toutes les méthodes deviennent légitimes au regard de l'émoi populaire suscité par les affaires pédophiles. Celle-ci exploite le côté limier et délateur du public. Il faut se demander quels leviers de la société l'on veut actionner et pour quelles conséquences.» L'affaire Maddie, ainsi, a été un autre exemple de mobilisation planétaire, les parents de la petite fille disparue ayant appelé toutes les bonnes consciences à fournir des informations - et de l'argent - pour aider à la retrouver.

Les appels à témoins suscitent toujours un véritable enthousiasme et il s'agit alors de démêler les véritables informations de celles fournies par les prétendus médiums, les farfelus, les myopes, ceux qui ont cru voir et ceux qui croient bien faire. La résolution d'Interpol précise qu'il sera «fait appel au public uniquement après que toutes les autres formes d'investigation ont été épuisées». Le shérif a encore son mot à dire.

Les dérives de la télé réalité et d’Internet
08/11/07 | APEM

Pédophilie sur Second Life

Le monde virtuel où tout un chacun peut se créer un personnage (avatar) et y vivre une « seconde vie » fait face à une nouvelle crise : la pédophilie y aurait pignon sur cyber-rue. Un journaliste de la chaîne britannique Sky News y a découvert un jardin d’enfants virtuel nommé « Wonderland ». Les avatars représentant des enfants ne font pas seulement y jouer, ils offrent aussi du sexe aux avatars plus âgés venus les rencontrer. À défaut d’avoir une cyber-police efficace sur Second Life, une enquête de la police réelle a été ouverte.

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT
07/11/07 |


Enfants d’ici et d’ailleurs, droits et éducation


Photo UNICEF
Amnesty International
Au fil de l’enfance
Handicap International
Groupement pour l’Intégration Scolaire
des enfants Handicapés
Infosectes Midi-Pyrénées
L’ UNICEF
L’institution du Défenseur des enfants
La Maison des droits de l’enfant
La Marche mondiale contre
l’exploitation des enfants
Le Cri
Le Secours Populaire


vous prient de leur faire l’honneur d’assister à la Conférence–débat
Mardi 20 novembre 2007, 20 h 30
Salle Duranti, Antoine Osete, rue Lieutenant Colonel Pélissier, TOULOUSE

« Education et droits de l’enfant, un défi pour les adultes ? »
avec
Barbara Walter, Présidente du COFRADE, auteur de
« Le droit de l’enfant à être éduqué »
Marcelle Bongrain, Juriste de la Maison Des Droits de l’Enfant
Jean-Philippe Raynaud, Pédopsychiatre

Créé en 1990, le COFRADE (Conseil Français d’Associations pour les Droits de l’Enfant), a pour mission de veiller à l’application et au respect en France et par la France, de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la France le 7 août 1990.

et seraient honorés de votre visite sur les lieux d’exposition
à TOULOUSE
Lundi 19 novembre 2007
de 8 h 30 à 19 h
Mardi 20 novembre 2007
de 8 h 30 à 19 h



Salle Duranti Antoine Osete
Rue Lieutenant Colonel Pélissier à BALMA
Mercredi 21 novembre 2007
de 14 à 19 h
Jeudi 22 novembre 2007
de 8 h 30 à 19 h
au vendredi 23 novembre 2007
de 8 h 30 à 12 h

Salle polyvalente
Chemin des Arènes

Réponse souhaitée dès que possible, merci de prendre rendez-vous pour votre visite sur les lieux d’exposition

Coordination : MARCHE MONDIALE contre l’exploitation des enfants
Henriette Aubay
Tél. 05 61 24 32 55 ou 06 07 13 48 51
henriette.aubay@wanadoo.fr

L'exposition ''Zizi sexuel'', ou comment parler sexualité aux enfants
21/10/07 | Le zizi sexuel

L'exposition ''Zizi sexuel'', ou comment parler sexualité aux enfants

Témoignage poignant d’une victime de pédophilie sur Internet au Congrès US
20/10/07 | L'orient Le Jour

«Je suis la fille de 13 ans de Pittsburgh qui a été attirée par un prédateur sur Internet, emmenée au loin et transformée en esclave » : le témoignage d’Alicia Kozakiewicz devant des parlementaires américains illustre la réalité sordide de la pédophilie sur Internet.
« Mais j’ai été sauvée, et je parle aujourd’hui au nom de toutes ces jeunes filles qui ne seront jamais entendues », poursuit l’étudiante en psychologie, aujourd’hui âgée de 19 ans, au cours d’une audition au Congrès consacrée à la lutte contre les prédateurs qui utilisent le Net pour tromper et attirer de jeunes victimes.
Alicia a raconté comment, alors qu’elle était une adolescente qui souffrait d’ennui, elle est devenue amie d’une « belle fille rousse » sur un site de socialisation en ligne. « Elle n’ignorait rien de moi. Nous partagions nos secrets, des photos de l’école... mais malheureusement Christine était un leurre : Christine était en fait un adulte pervers nommé John. »
Alicia a été kidnappée le jour de l’an 2002 dans la maison de ses parents en Pennsylvanie (Est) par son « amie » d’Internet. Elle a été emmenée en Virginie (Est), où elle a été soumise à de terribles abus sexuels. « Chaque centimètre de mon corps de 45 kilos a été violé », dit-elle posément lors de l’audition, dans un témoignage qu’elle a soigneusement préparé.
Trois jours après sa disparition, des agents du FBI (police fédérale) et d’une unité de la police de Pennsylvanie spécialisée dans les crimes contre les enfants l’ont retrouvée et libérée, grâce à l’instrument qui avait servi à l’enlever : Internet. Selon l’agent spécial Flint Waters, qui travaille dans le Wyoming (Ouest) pour le bureau d’enquêtes criminelles du ministère de la Justice, Internet a permis aux pédophiles de former un cercle regroupant « peut-être des millions de personnes dans le monde ». « Pister ces criminels sur Internet est le meilleur moyen à notre disposition pour sauver les enfants », insiste-t-il.
Les fournisseurs d’accès comme Yahoo – qui a été utilisé pour retrouver l’agresseur d’Alicia – ou AOL se sont engagés à coopérer avec les agences fédérales dans le combat contre l’exploitation des enfants. La loi américaine les oblige à signaler aux autorités tout trafic de pornographie infantile sur leurs réseaux, sous peine de pénalités d’au moins 100 000 dollars par jour.
Dans son témoignage, Grier Weeks, directeur de l’Association nationale de protection de l’enfance américaine, a estimé que « des centaines de milliers d’individus aux États-Unis sont actifs dans la pornographie enfantine ». « S’il y avait des centaines de milliers de braqueurs de banques dans la nature, nous déclarerions l’état d’urgence. Mais ce ne sont que des enfants », a-t-il souligné avec amertume.
« Nous sommes débordés. Nous manquons de financements. Nous sommes noyés dans une vague de tragédies et nous ne disposons pas des ressources suffisantes pour sauver ces enfants », a plaidé de son côté l’agent Flint Waters.
Mais c’est à Alicia Kozakiewicz qu’est revenue la conclusion de cette audition : « L’ogre est bien réel et il vit sur Internet. Il est dans mon ordinateur, dans le vôtre, et pendant que nous sommes ici, il est à la maison avec vos enfants », a-t-elle averti.